L’été indien se vit aussi chez Paradores
02 de septembre 2026

5 destinations où voyager en septembre pour prolonger l’été en Espagne

Le mois d’août est terminé, mais l’été ne disparaît pas du jour au lendemain. En septembre, la Méditerranée continue d’offrir des couchers de soleil magiques, l’Atlantique continue de marquer le caractère des villes et des côtes, et les montagnes deviennent le théâtre de randonnées, d’excursions et de nouveaux paysages.

Ce mois-ci commence ce que l’on appelle un deuxième été (le premier pour beaucoup). Les destinations retrouvent leur rythme quotidien, mais le calendrier reste bien rempli de concerts, de fêtes, d’expositions et d’activités culturelles. C’est également le moment idéal pour s’attabler et savourer la gastronomie locale, flâner sur les marchés, découvrir les villages et continuer à profiter de la mer et des paysages naturels. Septembre n’enlève rien à l’été, il y ajoute simplement de nouvelles façons d’en profiter.

De Cadix à La Gomera et de la Costa da Morte à la Costa Brava, ces cinq Paradores vous dévoilent cinq destinations où voyager en septembre en Espagne, cinq paysages très différents pour prolonger le plaisir de l’été.

 

L’été venu de l’Atlantique

 

Cadix entretient une relation singulière avec l’été, étroitement liée à celle qu’elle entretient avec la mer. Pendant des siècles, l’Atlantique a été sa porte ouverte sur le monde et, aujourd’hui encore, il façonne une grande partie de l’identité de la ville.

Le Parador de Cádiz, situé à proximité de La Caleta, permet de découvrir cette relation depuis l’un des lieux les plus singuliers de la capitale gaditane. Face à l’établissement s’étend l’une des plages les plus emblématiques de la ville, tandis que le centre historique se trouve à quelques minutes seulement.

En septembre, la baignade reste naturellement au programme, mais les températures plus douces invitent à prendre le temps de découvrir la ville. La cathédrale, le quartier Pópulo, le marché central ou encore la promenade du Campo del Sur dévoilent les différentes facettes d’une histoire étroitement liée à l’océan.

La situation de Cadix a fait de sa baie un point stratégique majeur pour la navigation et le commerce avec l’Amérique. La ville a également accueilli la « Casa de Contratación » entre 1717 et 1790, période durant laquelle le commerce avec les territoires américains s’est concentré dans son port. Cette histoire explique en grande partie son architecture et son caractère résolument tourné vers l’Atlantique.

L’Atlantique se retrouve jusque dans l’assiette. Poissons, fruits de mer et le célèbre pescaíto frito (assortiment de petits poissons frits) composent une gastronomie où les produits du littoral occupent une place de choix. À Cadix, le second été se savoure avec une véritable saveur atlantique.

 

L’été change de paysage

 

Il est des îles où quelques kilomètres seulement séparent le littoral de la montagne, mais où le paysage se transforme radicalement. La Gomera est de celles-là.

Depuis le littoral, l’île s’élève à travers de profonds ravins jusqu’au parc national de Garajonay, où se trouve l’un des plus beaux exemples de forêt de laurisylve encore préservés. Cet écosystème, qui a disparu d’une grande partie du continent européen à la suite des changements climatiques du passé, a trouvé aux Canaries des conditions propices à sa préservation. Garajonay est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986.

Le Parador de La Gomera est perché sur une colline, à proximité de San Sebastián, et offre une vue exceptionnelle sur l’Atlantique et Tenerife. Depuis les chambres ou les jardins, on peut admirer le relief d’une île façonnée par ses dénivelés, ses ravins et son littoral d’origine volcanique.

Depuis San Sebastián, un chemin mène vers l’intérieur de La Gomera. Les sentiers du parc national de Garajonay se dévoilent alors au milieu d’arbres couverts de mousse, de fougères et d’une végétation adaptée à l’humidité des brumes. Le paysage qui se révèle au cœur de l’île contraste radicalement avec les plages et les falaises du littoral.

De retour au bord de la mer, la gastronomie retrouve les saveurs de l’île : l’almogrote (spécialité à base de fromage), le gofio (farine de céréales grillées) et le miel de palme comptent parmi les produits emblématiques de son identité culinaire.

 

Pierre, paysage et patrimoine

 

Le mois de septembre est également l'occasion de se recentrer sur soi-même. Lorsque la chaleur s'atténue, les villes historiques reprennent le devant de la scène et permettent de découvrir plus facilement leur patrimoine.

Cuenca est bâtie dans un cadre exceptionnel. Les gorges des rivières Júcar et Huécar délimitent la ville historique et dessinent de profonds dénivelés, sur lesquels s’élève une grande partie de son architecture.

Les maisons suspendues, la cathédrale, les églises et les anciens couvents composent un ensemble inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Cette distinction vient notamment consacrer le lien entre la ville médiévale et le paysage dans lequel elle s’est développée.

C’est depuis l’un des plus beaux points de vue sur cet ensemble que se trouve le Parador de Cuenca, installé dans l’ancien couvent de San Pablo, un édifice du XVIe siècle situé face aux maisons suspendues et relié au centre historique par le pont de San Pablo.

Depuis le Parador, la découverte se poursuit dans les rues de la ville, à la rencontre de ses principaux monuments, mais aussi en direction des gorges. Le point de vue change alors et Cuenca apparaît comme pleinement intégrée au paysage qui l’entoure.

La gastronomie vient compléter cette découverte avec des recettes telles que le morteruelo (pâté chaud), l’ajoarriero (à base de morue, de pomme de terre, et d’ail), le gazpacho pastor ou encore l’alajú (douceur à base de miel et d’amandes), des spécialités profondément ancrées dans la tradition culinaire de la Serranía.

 

Quand l’océan devient le paysage

 

À l'extrémité occidentale de la Galice, l'océan n'est pas simplement un élément du paysage. Il a façonné l'histoire, l'économie et même le nom d'un territoire.

La Costa da Morte rassemble des caps, des falaises, des plages ouvertes et des phares érigés pour baliser l'un des tronçons les plus complexes de la navigation atlantique.

Le Parador Costa da Morte se trouve à Lourido, dans la commune de Muxía, sur une colline près de la plage du même nom. Depuis son emplacement surélevé, l’Atlantique occupe une grande partie de l’horizon et le paysage côtier fait partie intégrante du séjour.

De là, la route mène vers certains des sites les plus emblématiques de la Costa da Morte. Le cap Vilán, avec son phare perché sur un promontoire rocheux, et Fisterra, l’ancien Finis Terrae, sont deux des grands points de repère du littoral. Il vaut également la peine de se rendre au sanctuaire de la Vierge de la Barca, à Muxía, tout près du Parador.

Le mois de septembre permet de parcourir ce paysage côtier et de découvrir également d’autres de ses atouts, tels que les petits ports, les plages, les phares et les villages de pêcheurs qui entretiennent un lien étroit avec l’Atlantique.

Depuis le Parador lui-même, la mer occupe à nouveau tout l’horizon.

 

La Méditerranée qui retient l’été

 

Sur la Costa Brava, septembre offre l’un des grands avantages de voyager après le mois d’août : la Méditerranée conserve la chaleur de l’été tandis que le littoral retrouve peu à peu son calme.

Les criques aux eaux cristallines, les pinèdes et les chemins de ronde composent un paysage que l’on peut découvrir en suivant le littoral. La mer reste au cœur du paysage, mais le territoire invite aussi à explorer ce qui se trouve au-delà des plages.

Le Parador de Aiguablava bénéficie d’un emplacement privilégié sur une falaise, au cœur de la végétation méditerranéenne, avec une vue dégagée sur la mer.

Depuis le Parador, les chemins de ronde permettent de rejoindre certaines des criques les plus emblématiques de cette partie de la Costa Brava. Dans les terres, Begur dévoile les vestiges de son château et ses maisons des Indianos, qui témoignent de la prospérité de la localité grâce à ceux qui émigrèrent en Amérique avant de revenir dans leur pays.

Le paysage se prolonge vers l’Empordà, où le lien entre la mer et le territoire se retrouve également dans la gastronomie. Les poissons et fruits de mer du littoral côtoient les produits agricoles et les spécialités traditionnelles d’une région située entre la Méditerranée et l’arrière-pays de Gérone.

Aiguablava montre que prolonger l’été ne signifie pas nécessairement rester au bord de l’eau.

Cinq destinations, cinq façons de voyager en septembre. Car l’été ne s’achève pas nécessairement avec le mois d’août.

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